J'avais deviné juste.En questionnant la petite désespérée, elle me le dit sans ambages.Du coup, je courus vers le guichet pour lui payer son billet d'entrée.
En lui le tendant , elle me regarda étonnée ,tout comme une vieille femme à qui on demandait de parcourir les 800 mètres obstacles.
Je lui souris pour la rassurer .Après quelques hésitations , elle y consentit .Aussitôt, son visage s'éclaira comme une vitrine de pâtisserie le jour du nouvel an.Elle voulait parler , mais c'était plus fort qu'elle .Aussi, elle prit le parti de courir vers l'entrée.
Enfin, seul !
10 heures et 30minutes tout juste. Je regardais défiler une multitude de robes .Il y en avait les rouges, les vertes, les noires, les mauves, les multicolores; pourtant, pas de robe blanche à l'horizon !
J'attendais une demie heure de plus. Enfin de compte, j'ai senti que mes pieds ne pouvaient plus me tenir .
Dans un jardin tout près, je me suis dit que B.. était sûrement occupée pour venir le matin.Puis, je me rappelai sa dernière lettre .Elle disait : "je t'attendrai vers 15 heures"
J'espéraisqu'elle viendrait le matin; mais tous les espoirs n'étaient pas encore perdus, comme disait l'un de mes amis qui jouait toujours à la loterie et qui perdait naturellement .
Moi, j'en avais vraiment un ,alors: attendons-le !
Pourtant, où passer ces quatre heures ?
J'essayais de lire un roman que j'avais emporté avec moi .Ce roman s'intitule: bravo docteur Béru .Il était tellement rigolo que je me suis marré comme une dizaine de bossus.Les passants me regardaient me tordre de rire et se demandaient si je ne m'étais pas cassé la tirelire. Bien entendu, je m'en moquais éperdument de leurs remarques comme un chauve de son peigne!
A suivre.....
