Toutefois je peux toujours vous "broder " une lettre qui vous fascinera , comme ça vous pourrez toujours l'envoyer à votre bien aimée.
Arrivé chez moi, je me hâtai d'ouvrir la lettre .Je tremblai de tous mon corps.J'avais l'impression d'une personne qui claque des dents de froid ou peut-être bien de quelqu'un qui attend que sa femme accouche d'un moment à l'autre.
Donc, caché dans un débarras à la terrasse, je lis la lettre avec un c½ur tout en émoi:
Cher Hamidou
ça fait plusieurs jours que j'hésite à t'écrire .Je ne sais pas ce qui m'arrive , surtout quand je suis en ta compagnie , mais je crois bien que je suis amoureuse de toi.
J'aurais bien aimé que tu m'en dises autant .Cependant, je ne suis pas aveugle pour constater que tes gestes et ton comportement envers moi reflétaient tout ce que tu as dans ton c½ur .
Tu es une personne remarquable , une personne que j'ai aimée du premier regard .Aussi, je te dis sans ambages: je t'aime, je t'aime, je t'aime.
Cher Hamidou, il faut que tu saches que tu es mon premier et dernier amour .J'espère que moi aussi , j'aurai une place aussi considérable dans ton c½ur.
Ton amie Aziza
PS: n'oublies pas de bruler la lettre après l'avoir lue.
J'ai lu la lettre plusieurs fois de suite.Bien entendu, je l'avais gardée des années avant de la mettre en miettes .
Le lendemain matin, Aziza n'était pas venue au lycée.J'ai beau la chercher de mon regard à travers la grande vitre du bus, mais en vain !
A la sortie, je suis passé près de chez elle .Les fenêtres de la maison semblaient fermées.Pas de doute: il n'y avait personne à l'intérieur .
Une semaine s'était écoulée et toujours aucune nouvelle de ma bien-aimée.Pas la peine de vous dire que j'étais affligé et le moral à zéro.Si je me souviens , je ne faisais plus mes devoirs ;quant à mes participations en classe,elles diminuèrent peu à peu.Finalement, quand le professeur me posait une question, souvent ,je sursautai.Car voyez-vous les amis, j'étais sans doute dans les nuages !
La plupart de mes professeurs constatèrent mon état d'esprit et mon manque d'enthousiasme dont j'étais connu auparavant.
Le professeur de français (au fait , j'étais son préféré) fit s'assoir à côté de moi une autre fille plus jolie que ma bien aimée (je l'avoue), mais qui ne pourrait la remplacer en aucun cas.Cette fille (elle s'appelle Hafida) me parlait avec gentillesse et amour. Elle ne cessait de me cajoler , me choyer , me chouchouter et me dorloter, mais j'avais toujours l'esprit ailleurs.
Deux semaines se sont passées et pas de nouvelles de Aziza .
Un jour, le professeur de français me dit:
_" Abdelhamid, j'ai à te parler.S'il te plait à la fin du cours, attends moi près du portail ; je voudrais discuter avec toi au sujet de ton amie Aziza."
A suivre........





